Propriétaires & Immobilier
Apprenez à déclarer vos revenus de sous-location : BIC, micro-BIC ou réel, 2042 C PRO, cas d’exonération et justificatifs à conserver.
Victor Vandenberghe
10 juillet 2025 · 5 min de lecture · Mis à jour le 5 mars 2026

Mis à jour : mars 2026. Les seuils, cases et modalités peuvent évoluer d’une année à l’autre : vérifiez toujours l’aide en ligne d’impots.gouv.fr au moment de déclarer.
La déclaration des revenus de sous-location est une étape cruciale mais souvent source de confusion. Que vous sous-louiez une chambre ou l'intégralité de votre logement (par exemple sur une plateforme), ces revenus sont en principe imposables et doivent être correctement déclarés à l'administration fiscale.
Ce guide répond à la question déclarative : dans quelle catégorie fiscale tombent vos recettes, quel régime choisir, et comment remplir la déclaration pas à pas.
Si votre problème est surtout un oubli de déclaration déjà passé, commencez plutôt par Sous-location non déclarée aux impôts : quels risques et comment régulariser ?. Si vous ne savez pas encore si vous avez le droit de sous-louer, consultez le guide : Sous-location légale : règles, checklist, contrat et risques à éviter.
La fiscalité dépend de la nature de la sous-location : meublée ou non meublée. Cette distinction est fondamentale.
Un logement est considéré comme meublé s'il est équipé du mobilier indispensable à la vie courante (lit, table, chaises, équipements de cuisine, etc.).
Si vous sous-louez un espace vide (sans mobilier), la qualification n’est pas la même que celle d’un propriétaire bailleur en location nue.
Dans la suite, nous nous concentrons principalement sur la sous-location meublée, qui est la situation la plus courante (Airbnb, courte durée, etc.).
Le choix du régime fiscal impacte directement le montant de votre impôt.
Pour une sous-location meublée, deux options principales existent :
En micro, vous déclarez votre chiffre d’affaires (loyers + charges refacturées). L’administration applique ensuite un abattement forfaitaire.
Attention : depuis les revenus (déclaration 2026), le seuil et l’abattement dépendent notamment du fait que vous êtes en meublé “classique” (location longue durée) ou en meublé de tourisme (courte durée), et si le meublé de tourisme est classé ou non.
| Type de location | Seuil micro | Abattement |
|---|---|---|
| Location meublée "classique" (longue durée) | 77 700 € | 50 % |
| Meublé de tourisme non classé | 15 000 € | 30 % |
| Meublé de tourisme classé (et certains cas assimilés) | 77 700 € | 50 % |
Bon réflexe : si vous écrivez “Airbnb / courte durée”, vous êtes généralement dans la logique “meublé de tourisme”.
Vous pouvez opter pour le régime réel même si vous êtes éligible au micro. Il devient obligatoire si vous dépassez le seuil micro applicable à votre situation.
🔎 Bon réflexe : faites une simulation simple micro-BIC vs réel avant de déclarer. Si vous avez déjà oublié une année, lisez aussi le guide de régularisation d’une sous-location non déclarée.
| Critère | Régime micro | Régime réel |
|---|---|---|
| Base déclarée | Chiffre d’affaires (recettes brutes) | Résultat (recettes - charges) |
| Charges | Couvertes par abattement | Déduction au réel (et parfois amortissements) |
| Comptabilité | Simple | Plus exigeante (souvent avec comptable) |
| Intérêt | Quand vos charges sont faibles | Quand vos charges sont élevées |
La déclaration s'effectue en ligne via votre espace sur impots.gouv.fr, avec l’annexe n°2042 C PRO.
Connectez-vous à votre espace sur impots.gouv.fr puis choisissez "Déclarer mes revenus".
À l'étape 3 ("Revenus et charges"), cochez la case "Revenus des locations meublées non professionnelles". Cela ajoute le formulaire 2042 C PRO.

Les numéros de cases peuvent évoluer selon l’année de déclaration. Ci-dessous : repères pour la campagne 2026 (revenus ), d’après les indications d’impots.gouv.fr.
Si vous êtes au régime micro (micro-BIC) :
Vous indiquez le montant total de vos recettes brutes (loyers + charges perçues). L’abattement est calculé automatiquement.
Si vous êtes au régime réel :
Point clé : vous déclarez les revenus de l’année N-1. En 2026, vous déclarez les revenus perçus en 2025. Pour la source officielle (et les règles 2024 vs 2025), consultez la fiche Service-Public : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32744
À retenir : cette page vous aide à déclarer correctement. Si vous êtes déjà en retard ou en train de corriger des années passées, passez directement au guide sous-location non déclarée aux impôts.
Oui, il existe des cas d’exonération, sous conditions strictes.
Vous pouvez être exonéré si :
Pour les revenus 2025, les plafonds annuels hors charges sont :
Vous êtes exonéré si vous remplissez les 2 conditions suivantes :
Attention : ces exonérations ne dispensent pas de respecter la légalité de la sous-location (accord du bailleur, respect du bail, etc.). Voir : Sous-location : mode d’emploi pour une pratique 100 % légale
Omettre la déclaration vous expose à un redressement fiscal.
Les conséquences possibles :
Si vous êtes déjà dans cette situation, ne traitez pas cette page comme un guide de régularisation complet : l’article sous-location non déclarée aux impôts détaille l’ordre de marche, les pièces à réunir et les étapes pour corriger proprement.
Oui. La durée n’a pas d’impact sur l’obligation de déclaration : les revenus perçus doivent être déclarés.
En pratique, l’option pour le réel se fait auprès du SIE (Service des impôts des entreprises) dans les délais. Comme il y a des conséquences comptables et déclaratives, l’accompagnement d’un expert-comptable est souvent utile.
En général, oui : les revenus de location meublée (LMNP) supportent les prélèvements sociaux (17,2 %).
Attention : selon la situation (notamment location courte durée) et le niveau de recettes, des cotisations sociales peuvent s’appliquer (au-delà de certains seuils).
Oui : l’activité de location meublée doit être déclarée via le guichet unique, ce qui permet d’obtenir un numéro SIRET. En pratique, cette formalité doit être faite dans les 15 jours suivant le début de l’activité.
✨ Pour remettre tout votre cadre à plat, combinez cette page avec :
La déclaration des revenus de sous-location, bien que technique, est gérable si vous suivez une méthode :
Cet article vous a été utile ? Partagez-le avec d'autres personnes qui pourraient en avoir besoin. Pour une analyse personnalisée, n’hésitez pas à consulter un expert-comptable.
Écrit par
Victor Vandenberghe
Expert en gestion locative et location saisonnière. Chez Leazly, nous accompagnons propriétaires et locataires pour rentabiliser leur logement pendant leurs absences, en toute légalité.
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