Sous-location
L’API Meublés renforce le contrôle des locations saisonnières à Paris. Découvrez les nouvelles règles, la limite des 90 jours et comment sous-louer légalement.
Victor Vandenberghe
28 avril 2026 · 12 min de lecture

L’API Meublés marque un tournant pour la location saisonnière à Paris. Avec ce nouveau dispositif, les communes disposent d’un outil plus puissant pour suivre les meublés touristiques, vérifier les numéros d’enregistrement et détecter les dépassements de plafond.
Pour les locataires parisiens qui souhaitent sous-louer leur appartement pendant une absence, la logique ne change pas : c’est possible dans certains cas, mais seulement si le dossier est conforme. Ce qui change en 2026, c’est le niveau de contrôle et la capacité des villes à croiser les données.
À retenir en 30 secondes :
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L’API Meublés ne crée pas une nouvelle règle de fond pour les locataires parisiens. L’accord du propriétaire, la résidence principale, le numéro d’enregistrement et le plafond de 90 jours existaient déjà.
Ce qui change, c’est la capacité de contrôle. Avant, une commune devait souvent reconstituer une situation à partir d’annonces, de signalements, de demandes aux plateformes ou de contrôles ponctuels. Avec l’API Meublés, les données deviennent plus structurées et plus faciles à rapprocher.
En pratique, cela veut dire :
Pour un locataire qui part vraiment de Paris pendant une période limitée, ce n’est pas une interdiction. C’est un rappel : la sous-location doit être préparée comme un dossier vérifiable, pas comme une annonce improvisée.

L’API Meublés est un traitement national de données destiné à centraliser les informations liées aux meublés de tourisme. Elle permet aux communes et aux établissements publics compétents d’accéder aux données transmises par les intermédiaires de location, notamment les plateformes de type Airbnb, Booking, Abritel ou autres acteurs de la location courte durée.
Le décret du 19 mars 2026 crée officiellement le traitement de données à caractère personnel appelé “API Meublés”. Sa finalité est d’aider les communes à accéder aux données, à conduire leur politique de tourisme et de logement, et à identifier les résidences principales louées au-delà du plafond autorisé.
Concrètement, l’API Meublés permet de rapprocher plusieurs informations clés :
Ce n’est donc pas une nouvelle “plateforme de réservation”. C’est une infrastructure de contrôle et de transmission de données entre les plateformes et les collectivités.
Paris est l’une des villes françaises les plus sensibles à la régulation des meublés touristiques. La tension sur le logement y est forte, et la Ville encadre déjà strictement la location saisonnière.
Pour une résidence principale, la règle parisienne est claire : la location meublée touristique est limitée à 90 jours maximum par année civile. La résidence principale correspond au logement occupé au moins 8 mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure.
Cela signifie qu’un appartement parisien peut être loué pendant une absence, mais pas dans n’importe quelles conditions. Si le logement n’est plus réellement une résidence principale, le cadre change fortement : autorisation de changement d’usage, compensation et changement de destination peuvent devenir nécessaires, parfois dès le premier jour de location.
Pour un panorama plus large du cadre local, consultez aussi notre guide sur la réglementation de la sous-location à Paris.
La limite des 90 jours ne veut pas dire que la location saisonnière est interdite à Paris. Elle signifie qu’une résidence principale ne peut pas être exploitée comme un meublé touristique toute l’année.
Un locataire ou un occupant peut donc louer son appartement pendant ses vacances, un stage, un déplacement professionnel, un Erasmus, un voyage long ou une absence temporaire. Mais plusieurs conditions doivent être cochées avant la mise en ligne :
Le Code du tourisme permet aux communes ayant mis en place une procédure d’enregistrement d’abaisser le plafond national de 120 jours jusqu’à 90 jours. Il prévoit aussi que la commune peut demander au loueur le nombre de jours pendant lesquels le logement a été loué.
Les règles deviennent plus faciles à comprendre quand on les applique à des situations concrètes.
C’est le cas le plus simple. Si le logement est bien votre résidence principale, que vous n’avez pas déjà atteint le plafond annuel, que le numéro d’enregistrement est correct et que votre propriétaire a autorisé la sous-location, le projet peut être envisageable.
Le point à surveiller : ne pas se contenter d’un accord vague. L’autorisation doit couvrir la sous-location, la période et les conditions principales.
Le sujet devient plus sensible, car quatre mois d’absence peuvent interroger le statut de résidence principale et dépasser le plafond de 90 jours si toute la période est louée en meublé touristique.
Dans ce cas, il faut distinguer les options : location saisonnière limitée, bail mobilité, sous-location encadrée sur une durée adaptée, ou autre montage. Le bon choix dépend du bail, du propriétaire, du profil occupant, de la durée exacte et des règles locales.
Il ne reste théoriquement que 20 jours disponibles avant d’atteindre le plafond parisien de 90 jours. Publier une annonce pour un mois complet sans suivi précis devient risqué.
Avec l’API Meublés, ce type de dépassement est justement plus facile à repérer. Avant de relouer, il faut consolider le nombre réel de jours loués sur toutes les plateformes et vérifier que les dates restantes sont compatibles avec le plafond.
L’un des grands changements de l’API Meublés est la remontée structurée des données par les intermédiaires de location.
Les plateformes et intermédiaires doivent transmettre les données d’activité des meublés de tourisme aux communes qui les demandent, via un organisme public unique. Le décret du 19 mars 2026 précise notamment la fréquence, les modalités techniques de transmission, la nature des données et leur durée de conservation.
En pratique, une ville comme Paris pourra mieux identifier :
L’API Meublés ne remplace pas les contrôles humains, mais elle facilite le ciblage des situations à risque.
Le dispositif est conçu pour permettre l’identification des logements déclarés comme résidence principale et loués au-delà du plafond applicable. Le décret mentionne explicitement cette finalité : aider les communes à repérer les meublés déclarés comme résidence principale qui dépassent 120 jours ou le plafond réduit fixé par la commune, comme les 90 jours à Paris.
Cela ne signifie pas nécessairement qu’un contrôle sera déclenché automatiquement au 91e jour. En revanche, cela signifie qu’un dépassement pourra devenir beaucoup plus visible pour la Ville.
Autrement dit, le risque principal n’est pas forcément un blocage instantané. Le vrai risque est qu’un logement apparaisse dans les données comme ayant dépassé le plafond annuel, avec une adresse, un numéro d’enregistrement, plusieurs annonces et un historique de jours loués.
Non. L’API Meublés est un outil puissant, mais ce n’est pas un système absolu.
Elle permettra surtout de mieux contrôler les locations qui passent par des intermédiaires ou plateformes déclarantes. Certaines situations resteront plus difficiles à détecter automatiquement :
L’API Meublés rend donc les contrôles plus efficaces, mais elle ne remplace pas la vérification documentaire : résidence principale, autorisation propriétaire, bail, assurance, copropriété et conformité des annonces.
C’est un point important : l’API Meublés aide les communes à contrôler les données de location, mais elle ne remplace pas l’analyse de votre dossier.
Elle ne dit pas automatiquement si :
C’est précisément là que le risque se déplace en 2026. Un logement peut avoir un numéro d’enregistrement et rester fragile si l’autorisation propriétaire manque, si le bail est incompatible ou si les justificatifs ne sont pas conservés.
Oui, il est toujours possible de sous-louer légalement son appartement à Paris pendant une absence, mais uniquement si le dossier tient juridiquement et opérationnellement.
Pour un locataire, le point essentiel est l’accord du propriétaire. La Ville de Paris rappelle que le bailleur doit autoriser la sous-location en meublé touristique. La location meublée touristique est aussi interdite dans les logements du parc social, et un locataire qui ne respecte pas les règles s’expose à la résiliation du bail.
La sous-location saisonnière à Paris doit donc être traitée sérieusement. Il ne suffit pas de créer une annonce sur une plateforme. Il faut vérifier le statut du logement, le nombre de jours disponibles, l’autorisation du propriétaire, le numéro d’enregistrement, le bail, l’assurance et la conformité de l’annonce.
Pour le cadre général, lisez aussi notre guide sous-location Airbnb : checklist légale, contrat et étapes.
Chez Leazly, nous accompagnons les locataires parisiens qui quittent leur appartement temporairement et souhaitent éviter de payer leur loyer dans le vide.
Notre rôle est de rendre la sous-location plus simple, plus sécurisée et mieux encadrée. L’idée n’est pas de contourner les règles, mais de transformer une absence réelle en projet propre : documents vérifiés, annonce cohérente, exploitation suivie et preuves conservées.
Avant toute mise en location, nous vérifions les éléments essentiels du dossier :
Nous gérons ensuite l’exploitation de A à Z : annonces, voyageurs, clés, ménage, linge, assistance, suivi opérationnel et consolidation des informations utiles.
L’objectif est simple : permettre aux locataires parisiens de partir sereinement, tout en respectant le cadre légal. En 2026, le sujet n’est plus seulement de louer son appartement. C’est de pouvoir expliquer clairement pourquoi, quand, comment et avec quels justificatifs il a été loué.
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Avec le renforcement des contrôles, certaines erreurs deviennent beaucoup plus risquées.
1. Louer sans numéro d’enregistrement. À Paris, ce numéro est obligatoire pour une résidence principale mise en location touristique, et il doit apparaître sur les annonces.
2. Dépasser les 90 jours. Même si le logement est bien une résidence principale, le plafond parisien doit être respecté.
3. Sous-louer sans autorisation écrite. C’est le point le plus sensible pour un locataire, car la sous-location engage directement son bail.
4. Confondre absence temporaire et résidence principale. Un logement quitté plusieurs mois ne reste pas automatiquement une résidence principale. À Paris, l’occupation doit en principe atteindre au moins 8 mois par an, sauf exceptions limitées.
5. Publier plusieurs annonces sans suivi consolidé. Avec plusieurs plateformes, le risque est de perdre le décompte réel des nuitées. L’API Meublés rend ce type d’incohérence plus visible.
Avant de publier une annonce ou de confier son appartement à un intermédiaire, vérifiez ces points :

Si l’une de ces réponses est incertaine, il vaut mieux vérifier avant de louer.
Pour les loueurs qui improvisent, l’API Meublés est une contrainte. Les erreurs seront plus visibles, les dépassements plus faciles à identifier, et les dossiers irréguliers plus simples à cibler.
Pour les locataires accompagnés par un acteur sérieux, c’est plutôt une opportunité. Le marché va devenir plus exigeant, mais aussi plus clair. Les logements bien déclarés, bien suivis et correctement exploités auront un avantage.
C’est exactement la position de Leazly : permettre à des locataires parisiens de valoriser légalement leur appartement pendant une absence temporaire, sans transformer leur logement en meublé touristique permanent.
La bonne lecture est donc simple : l’API Meublés ne ferme pas la porte à la location saisonnière. Elle ferme surtout la porte aux dossiers approximatifs.
L’API Meublés est un dispositif national qui centralise les données d’activité des meublés de tourisme transmises par les intermédiaires de location. Elle permet aux communes d’accéder plus facilement aux informations nécessaires au contrôle des locations saisonnières.
Oui. Une résidence principale peut être louée en meublé touristique à Paris dans la limite de 90 jours par an, sous réserve de respecter les formalités applicables.
Oui. À Paris, la déclaration en ligne permet d’obtenir un numéro d’enregistrement, qui doit être mentionné sur les annonces de location.
Oui, mais il doit obtenir l’autorisation écrite de son propriétaire. Cette autorisation doit être vérifiable et cohérente avec le bail, la durée, le prix, l’usage et les règles de l’immeuble.
Un dépassement peut être détecté plus facilement grâce aux données transmises par les plateformes. Le dispositif API Meublés vise notamment à identifier les résidences principales louées au-delà du plafond applicable.
Le dispositif permet surtout la centralisation et l’identification des situations à risque. Il ne faut pas le voir uniquement comme un blocage automatique, mais comme un outil de contrôle beaucoup plus efficace pour les communes.
Leazly accompagne les locataires qui quittent temporairement Paris en vérifiant leur éligibilité, en encadrant la sous-location, en gérant les voyageurs et en assurant le suivi opérationnel du logement pendant leur absence.
L’API Meublés marque une étape importante dans la régulation de la location saisonnière à Paris. Les plateformes vont transmettre davantage de données, les communes pourront mieux identifier les dépassements, et les logements non conformes seront plus exposés.
Mais cela ne signifie pas que la location saisonnière devient impossible. Cela signifie qu’elle doit être faite proprement.
Si vous quittez Paris pendant plusieurs semaines, votre appartement peut vous aider à compenser votre loyer pendant votre absence. Avant de louer, il faut simplement vérifier que votre dossier est conforme.
Avec Leazly, vous êtes accompagné à chaque étape : vérification du dossier, autorisation propriétaire, annonces, voyageurs, clés, ménage, linge et suivi.
Vous partez bientôt de Paris ? Faites estimer votre loyer garanti avec Leazly et vérifiez gratuitement si votre appartement est éligible à la sous-location.
Écrit par
Victor Vandenberghe
Expert en gestion locative et location saisonnière. Chez Leazly, nous accompagnons propriétaires et locataires pour rentabiliser leur logement pendant leurs absences, en toute légalité.
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