Sous-location
Copiez un modèle d’autorisation de sous-location prêt à envoyer (courrier + email) et vérifiez la conformité : conditions légales, champs obligatoires, preuves d’envoi, modèle de refus.
Drystan Ponsen
26 janvier 2026 · 19 min de lecture

Oui, la sous-location d’un logement d’habitation peut être légale, mais à une condition centrale : obtenir un accord écrit du bailleur, avec un montant de loyer encadré et une période clairement définie.
Si vous cherchez un modèle fiable, vous pouvez copier la lettre ci-dessous, la compléter avec les bonnes informations, puis conserver une preuve d’envoi. C’est ce qui évite qu’une autorisation trop vague devienne inutilisable en cas de litige.
Important : le modèle principal ci-dessous est rédigé côté bailleur, c’est-à-dire la lettre par laquelle le propriétaire autorise la sous-location. Si vous êtes locataire, servez-vous-en comme base pour formuler votre demande et vérifier les mentions indispensables.
Dans cet article, vous trouverez :
À retenir en 20 secondes : sans accord écrit du bailleur, la sous-location est en principe interdite. Et même avec un accord, il faut encadrer au minimum la durée, le logement concerné et le prix demandé au sous-locataire.
Pour aller plus loin sur les cas parisiens (résidence principale, courte durée, pratiques, etc.), voir notre guide sur la sous-location légale à Paris.
Si vous préférez déléguer la demande d'accord, le contrat et la gestion pendant votre absence, vous pouvez aussi sous-louer votre appartement avec Leazly.
Télécharger le modèle d’autorisation de sous-location
Le pack contient la lettre complète à faire signer par le bailleur et la version email courte, en formats DOCX et PDF.
Ce modèle convient si le bailleur souhaite autoriser explicitement la sous-location, en fixant un cadre clair : identité des parties, logement concerné, dates, plafond de loyer et pièces à fournir.
[Nom / Prénom ou raison sociale du bailleur] [Adresse du bailleur] [Téléphone] – [Email]
À [Ville], le [Date]
Objet : Autorisation écrite de sous-location (article 8 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989)
Je soussigné(e) [Nom / Prénom du bailleur], bailleur du logement situé [Adresse complète du logement loué], loué à [Nom / Prénom du locataire], au titre du bail signé le [Date de signature du bail] (référence : [Référence si applicable]),
AUTORISE expressément [Nom / Prénom du locataire] à sous-louer le logement (ou une partie du logement : [préciser la/les pièce(s) concernée(s)]) dans les conditions suivantes :
- Périmètre de la sous-location
La présente autorisation est accordée à titre personnel au locataire désigné ci-dessus, et uniquement dans les limites définies. Toute sous-location hors de ce cadre nécessitera un accord écrit préalable du bailleur.
Fait pour servir et valoir ce que de droit.
Signature du bailleur : [Signature] [Nom / Prénom]
Points pratiques (souvent oubliés) :
Pour des situations simples (ex. sous-location à une personne identifiée, période courte), un email peut constituer un écrit… à condition d’être très clair et conservé. Idéalement : même contenu que le courrier, mais en format compact.
Objet : Accord écrit pour sous-location – [Adresse du logement] – [Période]
Bonjour [Nom du locataire],
En tant que bailleur du logement situé [Adresse complète], je confirme par écrit mon accord pour que vous sous-louiez [tout/partie : préciser] le logement du [date] au [date].
Conditions :
Cordialement, [Nom / Prénom du bailleur] [Téléphone]
La sous-location n’est pas “automatiquement” autorisée : en location d’habitation, le principe est l’interdiction sans accord du bailleur. La bonne approche consiste à vérifier point par point si le projet entre bien dans le cadre, puis à formaliser un accord écrit exploitable.
Pour un panorama plus large (définition, obligations, documents), voir la page pour sécuriser une sous-location légale à Paris avec un loyer fixe garanti.
Checklist Oui/Non (à cocher avant toute sous-location) :
Ce point est central : l’accord verbal “au téléphone” ou un “ça va” sans trace écrite est un faux confort. La loi encadre strictement la sous-location en habitation, et l’écrit protège tout le monde (bailleur, locataire, sous-locataire). Références utiles : la fiche Service-Public et l’article 8 de la loi du 6 juillet 1989 (voir Sources en fin d’article).
Conseil Leazly : sur le terrain, l’équipe Leazly constate que les autorisations les plus solides ressemblent à une mini-annexe au bail : durée + plafond de loyer + obligations de preuve (assurance, identité, état des lieux). C’est exactement ce qui permet d’éviter les “zones grises” si un voisin se plaint, si un sinistre survient, ou si le bailleur change de gestionnaire.
À retenir : le prix de sous-location ne doit pas excéder le loyer payé au bailleur (en pratique, au prorata si sous-location partielle ou sur une période plus courte). C’est un point régulièrement rappelé par l’administration.
À cocher :
Bon sens opérationnel : si la sous-location inclut des services (ménage, linge, accueil), le cadre peut devenir plus complexe (et dépend notamment de la qualification de l’activité et des règles locales). Dans ce cas, mieux vaut se faire accompagner et documenter précisément.
Une autorisation valide n’est pas seulement “oui, tu peux sous-louer”. Elle doit permettre, sans interprétation, de répondre à 4 questions :
À cocher :
Pour la dimension “exploitation” (logistique, check-in, ménage, pricing), la sous-location peut être structurée de façon plus professionnelle ; voir l’article sur la sous-location professionnelle.
Quelques repères (à adapter au cas réel, sans automatisme) :
Important : ces sujets peuvent avoir des conséquences juridiques et fiscales significatives. Pour un cas particulier (copropriété, clause d’habitation bourgeoise, activité para-hôtelière, etc.), l’avis d’un professionnel (ADIL, avocat, expert-comptable) reste la bonne démarche.
Avant de rédiger, l’enjeu n’est pas d’écrire “joli”. L’enjeu est de pouvoir prouver (i) l’accord, (ii) son périmètre, (iii) le respect des conditions, et (iv) la traçabilité.

| Champ à renseigner | Où le trouver | Exemple (format) | Pourquoi c’est critique |
|---|---|---|---|
| Identité du bailleur | Bail principal / titre de propriété / mandat | “Mme X, 12 rue…” | Qui autorise, sans ambiguïté |
| Identité du locataire | Bail principal | “M. Y” | Autorisation personnelle |
| Adresse complète du logement | Bail principal | “Appartement, étage, code, lot…” | Évite les confusions (cave, annexe, autre lot) |
| Date de signature du bail | Bail principal | “Bail signé le…” | Rattache l’autorisation à un contrat précis |
| Périmètre (total/partiel) | Décision des parties | “Chambre 1 + SDB” | Indispensable pour le prorata |
| Période autorisée | Calendrier | “du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA” | Sans dates : autorisation trop floue |
| Montant / plafond | Quittances / bail | “≤ loyer principal au prorata” | Condition légale clé |
| Conditions (assurance, état des lieux…) | Bonnes pratiques | “attestation avant entrée” | Réduit le risque sinistre/litige |
| Remise copie au sous-locataire | Procédure | “copie jointe au contrat” | Pratique recommandée par l’administration |
À ajouter si sous-location “organisée” (rotation, voyageurs, gestion) :
💡 Conseil Leazly : dans le cadre de sous-locations gérées à Paris, Leazly recommande d’archiver systématiquement un “dossier logement” unique (bail + autorisation + assurance + échanges + états des lieux). En exploitation, ce dossier fait gagner un temps précieux quand une plateforme, un assureur, ou un bailleur demande une preuve rapide.
À éviter (et à corriger avant signature) :
Une autorisation utile est une autorisation qui se retrouve. En cas de conflit (voisinage, sinistre, impayé, résiliation), la question n’est pas “qui se souvient de quoi”, mais “qui peut prouver quoi, et quand”.
Avant l’envoi, récupérez la version prête à compléter avec la version complète et l’email court dans le même document.

Options (du plus simple au plus “blindé”) :
Bon réflexe : si l’accord est donné par email, il est possible de le “figer” en PDF (impression en PDF de l’échange) et de l’ajouter au dossier.
Dossier minimum recommandé (côté bailleur et côté locataire) :
Sur l’assurance, la règle opérationnelle à retenir est simple : le locataire principal reste tenu vis-à-vis du bailleur, et l’assurance est un sujet à verrouiller avant l’entrée dans les lieux (voir Service-Public en Sources).
💡 Sous-louez votre appartement en toute légalité avec Leazly : Partez l'esprit libre. Leazly prend en charge votre sous-location de A à Z : conformité juridique, assurance, recherche de locataires et gestion complète sans effort. Calculer mon loyer garanti.
Un bailleur peut refuser une sous-location. Et lorsqu’une sous-location démarre sans accord écrit, la situation peut vite se tendre : ce n’est pas seulement un désaccord “relationnel”, c’est potentiellement un manquement au bail, avec des conséquences sérieuses.

Pour comprendre les risques typiques et les erreurs qui aggravent la situation, voir l’article sur la sous-location sans contrat.
Un refus efficace est un refus :
[Nom / Prénom du bailleur] [Adresse] [Téléphone] – [Email]
À [Ville], le [Date]
Objet : Refus d’autorisation de sous-location – [Adresse du logement]
Madame / Monsieur [Nom du locataire],
Suite à votre demande du [date] relative à la sous-location du logement situé [adresse complète], il est porté à votre connaissance que je ne donne pas mon accord à cette sous-location.
Ce refus est motivé par [motif(s) possible(s) : ex. “la configuration du logement”, “les contraintes d’assurance”, “les règles de copropriété”, “l’usage du bien”, “des raisons de gestion” – ou “sans motif particulier” selon votre choix].
En conséquence, je vous rappelle que toute sous-location sans accord écrit du bailleur n’est pas autorisée dans le cadre du bail en cours.
Cordialement, [Signature] [Nom / Prénom]
Remarque : selon la situation, indiquer un motif peut apaiser… ou au contraire ouvrir un débat inutile. L’important est la clarté.
Quand la sous-location a déjà débuté sans accord écrit, le bon réflexe est de :
Modèle de mise en demeure (à adapter, sans surenchère) :
[Nom / Prénom du bailleur] [Adresse] [Téléphone] – [Email]
À [Ville], le [Date]
Objet : Mise en demeure – cessation / régularisation d’une sous-location non autorisée – [Adresse du logement]
Madame / Monsieur [Nom du locataire],
Il a été constaté que le logement situé [adresse complète], loué par bail signé le [date], fait l’objet d’une sous-location sans mon accord écrit préalable.
Je vous mets en demeure, sous [délai raisonnable à préciser] :
À défaut de régularisation ou de cessation, je me réserve la possibilité d’engager toute démarche utile pour faire respecter le bail et la réglementation applicable.
Cordialement, [Signature] [Nom / Prénom]
Conséquences possibles (à manier avec prudence, selon le dossier) :
Ces situations étant très factuelles, il est prudent de consulter un professionnel pour sécuriser la stratégie et la rédaction (notamment si des plateformes, des preuves de paiement, ou une procédure contentieuse entrent en jeu).
Une autorisation par email suffit-elle, ou faut-il forcément un courrier signé ?
Un email peut constituer un écrit si le contenu est explicite (logement, dates, plafond/loyer, conditions). En pratique, un courrier signé (ou un PDF signé) est souvent plus robuste en cas de contestation. En contexte à risque, une LRAR est fréquemment privilégiée.
Le bailleur peut-il autoriser la sous-location mais imposer des conditions ?
En général, oui : l’autorisation peut encadrer la durée, l’identité du sous-locataire (ou la communication préalable), des obligations d’assurance, des règles d’usage, etc. L’important est que les conditions soient réalistes, cohérentes avec le bail principal, et formalisées par écrit.
Le locataire a-t-il le droit de sous-louer plus cher que son loyer ?
En règle générale, non : le montant demandé au sous-locataire ne doit pas excéder le loyer principal (au prorata si nécessaire). C’est un point clé rappelé par l’administration. Pour un cas précis (charges, prorata, prestations), un avis professionnel peut être utile.
Faut-il un contrat de sous-location en plus de l’autorisation du bailleur ?
C’est fortement recommandé. L’autorisation encadre la relation bailleur ↔ locataire. Le contrat de sous-location encadre la relation locataire ↔ sous-locataire (durée, loyer, état des lieux, assurance, règles). Sans écrit, la gestion des litiges devient vite difficile.
Quid de la fiscalité des revenus de sous-location ?
Les revenus de sous-location meublée relèvent en principe des règles applicables aux revenus de location meublée (catégorie BIC), avec des régimes possibles (micro/réel) selon la situation. Les règles évoluent : mieux vaut vérifier les textes officiels et consulter un expert-comptable pour trancher un cas concret.
Une autorisation de sous-location solide tient en une page, mais elle doit être complète : accord écrit, durée, plafond de loyer, périmètre, et dossier de preuves. C’est ce socle qui transforme une sous-location “tolérée” en sous-location vraiment sécurisée.
Si l’objectif est de rentabiliser un logement à Paris sans risque d’à-peu-près (et sans gérer l’opérationnel), Leazly accompagne propriétaires et locataires avec un cadre de conformité clair et une gestion de A à Z — jusqu’à la mise en place d’un loyer fixe garanti quand le montage s’y prête. Détails sur sécuriser une sous-location légale à Paris avec un loyer fixe garanti.
Écrit par
Drystan Ponsen
Expert en gestion locative et location saisonnière. Chez Leazly, nous accompagnons propriétaires et locataires pour rentabiliser leur logement pendant leurs absences, en toute légalité.
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